Brisolée 2011

Un superbe samedi s’annonce, pas un nuage dans notre Valais mais une sacrée fricasse, les pare-brises des voitures sont givrés. Nous voilà arrivés au bord d’une petite gouille, une légère brume surplombe le plan d’eau et donne un aspect mystique à l’endroit.

Nous laissons le temps à toute l’équipe d’arriver pour commencer le briefing, selon Pierre-Alain, la visibilité n’est pas exceptionnelle mais nous permettra de savoir si nos aptitudes à nous diriger au compas sont bonnes.

Le plan d’eau n’est pas très profond et comprend plusieurs objets insolites, dont, entre autre, un vélo Solex et un sapin de Noël. Après avoir organisé les groupes, et nous être équipés, nous nous mettons à l’eau et partons, chaque palanquée, dans la direction choisie.

La température de l’eau est d’environ 10 degrés mais la combinaison étanche est déjà de sortie pour plusieurs d’entre nous. On compte encore quelques combi humides pour les plus téméraires. Effectivement, la visibilité n’est pas parfaite, mais dans la zone des 20 mètres, elle reste plus qu’acceptable. Les fonds sont composés de sédiments et, à proximité de la drague, plusieurs canyons se sont formés.

Durant la plongée, mon binôme me fait découvrir la majorité du plan d’eau puis, une fois arrivés à quelques mètres de la surface, nous cherchons en vain dans les roseaux le fameux brochet.

Après être sortis de l’eau et nous être changés, nous partageons nos impressions sur la plongée. Une petite photo pour immortaliser l’instant et nous voilà en route pour la résidence de P-A à Plan Baar. Quelques minutes plus tard, arrivés dans ce superbe village surplombant la vallée du Rhône, nous sommes chaleureusement accueillis par la compagne de P-A. Tout est prêt et nous trinquons sur la terrasse baignée doucement par ce soleil d’octobre. Plus tard, nous sommes conviés à passer à table, le buffet est somptueux et je goûte, pour la première fois, à la brisolée.

Le mélange des châtaignes, des fromages et des fruits est excellent et régale nos papilles. Pour les plus gourmands, une raclette les attend à l’extérieur, je ne peux donc m’empêcher d’y goûter ! Le repas se termine par un dessert typique de la région de la Gruyère : les meringues et la crème double.

Autant dire que ce repas n’était pas des plus légers mais a su combler chacun des convives.

En conclusion, un temps idéal, un site de plongée atypique et un repas copieux ; les ingrédients d’un moment d’exception. 

Fred Pereira